Le peuple aborigène vit en symbiose avec la terre. Dans le grand mythe d'origine, le Dreamtime, le passé, le présent, l'avenir, l'homme et tout ce qui fait l'univers, s'articulent dans un système de croyances complexes qui s'exprime a travers la littérature orale, le chant et la danse. Au cœur de ce système, on, trouve le totémisme. Chaque personne est associée à un totem ou rêve. Les rêves sont liés a des sites particuliers et chaque individu est alors considéré comme le gardien de ces sites. Il doit effectuer certains rituels avec d'autres membres du même totem pour fortifier les liens qui les unissent au sol et aux êtres éternels.

Chaque personne, chaque animal, chaque plante possède deux âmes. A sa mort l'âme mortelle réintègre le néant alors que l'âme immortelle rejoint le site sacré de l'aïeul. Tout être humain est lié spirituellement aux sites sacrés de son ancêtre et il est tenu de les préserver pour maintenir l'ordre établi par celui-ci.

Toute la culture des aborigènes est teintée de religion. Tout acte est fait dans le respect des traditions et ils vivent constamment dans le Dreamtime. Il est donc difficile de faire une liste des croyances puisqu'elles sont dans chaque acte quotidien.

 

 

Le mythe du déluge



La naissance du peuple Aborigène serait due à un déluge, détruisant le monde "d'avant". La cause du déluge varie. Citons, pour exemple, la légende du serpent géant qui se jeta à la mer, provoquant d'énormes inondations. D'après certains, ce serpent vivrait toujours. Ont retrouve d'ailleurs ce mythe du déluge ainsi que des mythes en rapport avec des serpent géant dans beaucoup d'autres civilisations. (Citons respectivement, le déluge dans la Bible, chez les chrétiens, et le dieu serpent Quetzalcoatl, "le serpent a plume", chez les Aztèques).


 


Les Sept Sœurs



Juste après la création de la Terre, le Soleil-créateur y envoya les Wati Kutjarra (les 2 ancêtres du temps de la création ou Dreamtime) pour la modeler.
Ils ont créé les collines, les vallées, les lacs et les océans. Ils avaient presque terminé, quand le Soleil envoya Sept sœurs, étoiles de la Voie Lactée, pour embellir la Terre. Elles y créèrent les fleurs, les oiseaux, et d'autres animaux et plantes. Les sept sœurs étaient occupées a créer les fourmis à miel lorsqu'elles eurent soif, et demandèrent à la plus jeune d'aller chercher de l'eau dans les collines.
Les Wati Kutjarra, cachés dans les buissons, épiaient les sept femmes. Ils suivirent la plus jeune. Celle-ci tomba amoureuse des hommes-esprit. Les six autres sœurs partirent à sa recherche, car elles avaient besoin de boire. Elles finirent par la découvrir. Le Soleil les avait prévenues, que si cela se produisait, elles ne pourraient pas retourner dans la Voie Lactée. Une fois leur travail terminé, les Six sœurs restantes reprirent leur place dans le ciel. La septième resta sur Terre avec les deux hommes et tous les trois perdirent leurs pouvoirs et devinrent mortels. Ce sont les parents des peuples du désert et de leurs Lois.

 

 

Les deux Goannas

 

 

 
 


Wati Kutjarra traversent le désert vers un point d'eau. A Papulankutja, sous la forme de goannas, ils observent les femmes pendant une cérémonie sacrée, enfreignant ainsi un tabou. Decouverts, ils sont tués. Ils se transforment en deux collines, en forme de goannas, qui dominent le site de Papulankutja

 

 

Le Trou d'Eau


Wati Kutjarra (un père et son fils, sous la forme de deux serpents d'eau), veulent traverser une montagne. Avec un boomerang magique, ils ouvrent une brèche dans le roc. Ensuite ils retournent vers leur pukarra.



L'oiseau Brolga

 

Pendant le Dreamtime, Brolga était la plus merveilleuse danseuse qu'on avait jamais vu. Ses danses chantaient l'histoire des esprits et de la tribu, et quand elle dansait le village était enchanté. On venait la voir de loin pour l'admirer parce qu'elle se dressait comme l'émeu, déployait ses bras comme le pélican et tournoyait comme le vent. Plus elle dansait, plus elle devenait connue. Parfois les anciens s'inquiétaient : "Brolga est très belle et très connue. Que se passerait-il si elle devenait paresseuse ?". Mais cela n'arriva pas : jour après jour elle restait la même, modeste et travailleuse : chaque jour elle aidait les femmes du village à trouver de la nourriture, et chaque soir elle dansait pour son peuple.

Chaque matin elle se levait très tôt pour aller s'entrainer dans la plaine près du campement, pour son plus grand plaisir. Un matin, alors que l'aube ensoleillée effleurait son visage, alors que de ses bras elle semblait s'envoler, qu'elle tournait et virevoltait, et que la poussière se soulevait de sa danse, un esprit malin descendit du trou noir de la voie lactée et la vit. et lorsqu'il la vit, il voulu immédiatement la posséder... car elle est majestueuse et envoutante Brolga, lorsqu'elle danse. Il se transforma immédiatement en tourbillon et descendit en flèche sur la plaine. Brolga vit le Willy Willy s'approcher de plus en plus près , et soudain l'emprisonner, dans un hurlement féroce ! Elle était capturé, et l'esprit l'amena si haut, si haut, et si loin du campement de son village. Ne la voyant pas revenir, son peuple éperdu la chercha, mais le vent avait balayé les traces de ses pas. Ils la cherchèrent plusieurs jours...

Finalement ils trouvèrent le willy willy, avec Brolga a ses cotés ! Ils coururent tous à l'assaut de l'esprit, projetant leurs lances et leurs boomerangs, mais l'esprit fit tourner le tourbillon de plus en plus rapidement. "Si je ne puis la posséder" hurla t'il, "personne ne le pourra !!" il tourna autour d'elle de plus en plus rapidement, et alors que la tribu s'approchait au plus près de lui, il disparu avec elle dans le ciel. Alors le village fut très triste et se lamenta de la disparition de la belle Brolga. Leur colère et leur peine pouvaient s'entendre jusqu'à la voie lactée.


Mais un jour, de derrière un vieil arbre, il apparut un oiseau, un magnifique oiseau gris que personne n'avait jamais vu auparavant. Doucement, l'oiseau déploya ses ailes et commença à danser en faisant de longs pas, flottant dans les airs avec la même grâce et la même poésie que Brolga. Le village réalisa que Brolga avait réussit a échapper à l'esprit malin, et qu'elle s'était transformé en oiseau pour revenir sur terre, et danser à nouveau pour son village. Les hommes s'écrièrent "C'est Brolga ! C'est Brolga !"

L'oiseau sembla comprendre, et vint doucement à eux, et dans un dernier mouvement gracieux, s'élança dans le ciel et disparu. Et depuis ce jour, dans les plaines infinies d'Australie, le Brolga vole sans fin avec la même beauté en une danse extraordinaire.

 

 

Légende Aborigène

 

Un petit garçon orphelin fut recueilli par sa tribu. Mais on l'empêchait de boire l'eau de la rivière, alors il était obligé de manger des feuilles d'eucalyptus.
Un jour que la tribu était partie à la chasse, il but beaucoup et se cacha dans un eucalyptus avec le reste des provisions d'eau.
Il chanta un chant magique et l'arbre grandit, grandit, et dépassa tous les autres. A leur retour, les chasseurs de la tribu étaient furieux, mais le petit garçon et l'eau étaient hors d'atteinte, tout en haut de l'arbre. Alors les membres de la tribu lui demandèrent pardon et lui promirent d'être toujours gentils avec lui s'il leur rendait leurs récipients. Le petit garçon redescendit, mais il fut accueilli à coup de bâton. On le frappa tant qu'il se mit à rapetisser, à rapetisser, et son corps se couvrit d'une belle fourrure grise : il était devenu un koala ! Il disparut alors pour toujours dans les arbres.
Depuis cette époque, les aborigènes, les indigènes d'Australie, respectent et craignent le koala : ils ne peuvent pas lui casser les os ni utiliser sa peau, sous peine de voir toute l'eau de leur territoire disparaître !

 

Une légende Aborigène


« Au premiers jours du Temps des Rêves les hommes devaient ramper sur leurs mains et leurs genoux car le ciel touchait presque le sol. Un jour, un vieux chef s’approcha d’une mare d’eau magique et se pencha pour boire. Alors qu’il se désaltérait, il vit un magnifique bâton tout droit dans l’eau. De la main il l’atteignit et s’en empara.
Et soudain il se dit : avec ce bâton, je peux repousser le ciel, et nous pourrons vivre debout !
Alors il poussa et poussa le ciel jusqu’à l’endroit où il se trouve maintenant, et les arbres commencèrent à grandir, et les opossums gambadèrent sur les branches et les kangourous se mirent à sauter de joie.
Le vieux chef regarda son bâton et vit qu’il était terriblement courbé. Se disant qu’il ne servirait plus à rien, il le jeta au loin, mais le bâton revint vers lui. Il le jeta de nouveau et le bâton revint encore. Alors il le garda et le baptisa boomerang. »

 

 

 

 

 

SARL NOTRE MERE LA TERRE

Capital de 2000 Euros